#Société | The True Cost: l’impact de la fast fashion sur l’environnement et les êtres humains

Je viens de regarder « The True Cost », un documentaire disponible sur Netflix et sorti en 2015. Je vous invite déjà à le visionner si ce n’est pas déjà fait, et sinon, vous pouvez lire cet article pour en avoir les éléments principaux. La bande annonce est ici. Bonne lecture.

Le documentaire est un choc, bien que je n’aie pas appris « grand chose » dans le sens où ce n’est pas un scoop que l’industrie de la mode, et plus précisément de la fast fashion, détruit l’environnement et les travailleurs (voire, même, les consommateurs comme c’est expliqué dans le documentaire). Pour rappel, l’industrie de la mode est la seconde plus polluante après le pétrole. Oui oui, avant les transports en commun et l’agriculture.

The True Cost (2015) - FilmAffinity
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Je suis, depuis mon plus jeune âge, passionnée de mode. Cette passion est née en lisant les Elle de ma mère, abonnée fidèle depuis les années 1980. Petite fille déjà (7-8 ans), j’étais fascinée par les belles photos sur papier glacé, de jolies filles portant de jolis vêtements. Et la socialisation, parfois insidieuse, passe par là. J’ai grandi portée par ces images, qui sont devenues mes rêves et mes idéaux. Je souhaite travailler dans la mode depuis cet âge là, et j’ai depuis tout mis en oeuvre pour y parvenir. Je n’ai jamais été aussi proche de mon rêve, aujourd’hui, à 20 ans. Je fais un stage dans la mode à New York en ce moment, alors quelque part, je l’ai même déjà réalisé. La petite Juliette de 8 ans serait fière.

 

Pourtant, en grandissant, j’ai de mieux en mieux décelé les mécanismes de cette industrie aussi merveilleuse que destructrice. Au point, parfois, de me questionner sur ce rêve que j’ai depuis l’enfance: veux-je vraiment travailler dans un secteur qui détruit l’environnement, qui pousse des jeunes filles à l’anorexie, qui impose des rythmes de travail intensifs, qui laisse mourir ses travailleurs du tiers-monde et qui ne cherche qu’à générer du profit allant directement aux mains d’une petite poignée de personnes (Amancio Ortega, tu es dans ma ligne de mire désormais. Ce cher monsieur vieux, blanc et gras est le PDG du groupe Inditex, propriétaire de Mango, Zara, Pull&Bear et autres marques bien connues de fast fashion)? Je me pose de plus en plus la question. Car moi, c’est l’aspect artistique de la mode qui m’attire, le style, l’analyse des tenues, de leur impact sur notre humeur, sur ce que l’on dégage, et leurs engagements. Leur simple beauté esthétique, aussi. Mais on ne peut pas avoir l’un sans l’autre. On ne peut pas avoir cette jolie jupe Mango sans avoir la pollution voire la mort ou la maladie d’un être humain, à l’autre bout d’un monde, qu’elle a engendré.

The True Cost - El documental sobre moda que tienes que ver
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Nous avons tendance à mettre de la distance avec la façon dont sont produits nos vêtements. Et je ne jette la pierre à personne, car je pense aussi selon ce mécanisme! J’adore la mode, j’adore les belles choses, j’ai grandi dans un milieu de classe moyenne et j’ai donc été biberonnée à H&M et compagnie, comme beaucoup de jeunes de ma génération. Sauf qu’on ne m’a jamais parlé de ce qu’il se passe derrière le rideau. Et pour cause, les marques le cachent, mais heureusement, et de plus en plus aujourd’hui alors que la menace environnementale n’a jamais été si forte, des têtes chercheuses et bien faites creusent dans les secrets les plus inavouables de la mode et nous les révèlent. Je disais donc, nous avons tendance à ne pas penser à qui a produit nos vêtements, où, etc. Et c’est aussi un processus naturel de protection, car si nous étions au courant de chaque chose affreuse qui se passe dans le monde – et il n’y pas de limite à l’atrocité – nous ne vivrions tout simplement pas, accablés par l’horreur de l’existence. Alors, nous nous limitons à ce que nous voyons: de belles boutiques sur-illuminées, des vêtements à perte de vue. Pourtant, nous faisons chacun.e partie de l’engrenage. We are part of the world. We are part of the problem.

Certains pensent « ce n’est pas parce que moi je boycotte H&M que ça va changer quelque chose ». C’est juste une excuse, une excuse stupide. Car si tout le monde pensent comme eux… N’est ce-pas. Une goutte d’eau plus une goutte d’eau plus une goutte d’eau, ça fait un ruisseau, puis une rivière, un fleuve, une mer, un océan. Et les océans sont capable d’engloutir des hectares de terre. Voilà pour la métaphore. C’est pareil pour le végétarisme. On m’a déjà fait cette réflexion: « ce n’est pas parce que toi tu ne manges pas de viande que ça va changer les choses ». La bêtise de ce genre de remarque m’accable et me fait bouillir de rage. Si c’est utile de le rappeler, un régime végétarien, ou mieux, vegan, réduit drastiquement l’empreinte écologique d’un être humain et a, à terme et avec la multiplication, un impact énorme sur l’environnement. Bref, ce n’est pas le sujet.

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Toujours au fur et à mesure que j’ai grandi, surtout ces deux-trois dernières années, j’ai pris conscience de beaucoup de choses. Et même si on veut se protéger et se dire que life is too short to care, qu’il faut se faire plaisir, etc., nous sommes, je le répète, un morceau du monde. Des colibris. Nous pouvons choisir ce que nous y apportons. C’est une responsabilité. Une fois de plus, je ne jette la pierre à personne, car personne n’est parfait, et chacun est libre de ses actions. La responsabilité existe, mais personne n’est obligé de la prendre… Il faut juste connaître les enjeux puis agir selon qu’on veuille ou pas avoir un impact positif sur le monde.

Au fil de mes cours, de mes discussions, de mes expériences, je me suis de plus en plus interrogée sur les prix des vêtements. Et j’éprouve une immense aversion pour les marques comme Maje ou Sézane. Pourquoi? Car ces marques produisent certes beaucoup moins que les marques de fast fashion comme H&M (ce nom reviendra souvent), mais elles vendent leurs vêtements à prix d’or alors qu’ils sont fabriqués dans les mêmes pays du tiers monde et que la qualité est par conséquent, souvent, égale à ce qu’on trouve en fast fashion. J’ai touché, observé les vêtements Maje et Sézane. J’ai constaté. Polyester, matières fragiles qui fadent après quelques passages en machine. Comme H&M. Sauf que la chemise en question ne coûte pas 20 €, mais 150. Ça calme. Cela signifie donc que les vêtements sont chers, mais que ce n’est pas un gage de qualité. La main d’oeuvre est tout aussi exploitée. Alors, où vont les 149,5 euros restant une fois le coût de production soustrait? Dans les salaires et autres coûts fixes, mais essentiellement chez les propriétaires des marques. Et quand je vois les étiquettes Sézane « fabriqué en Chine avec amour » (véridique, allez vérifier), ça me donne littéralement envie de vomir. Ou d’éclater de rire, au choix.

On a vite fait de se laisser séduire par l’esthétique d’une marque, ses belles images, le rêve qu’elle vend, ses opérations de communication, surtout lorsqu’elles mettent en scène des personnes que nous tenons pour modèles (influenceurs, blogueurs, mannequins…). Nous tombons dans le piège du « oh, si elle le porte, c’est que ça ne peut pas être mauvais puisque j’aime cette fille ». Dangereux.

Mais nous ne pouvons plus nous voiler la face… Comme l’explique dans le documentaire Mark Miller, professeur de médias et culture à NYU, « il est important de comprendre que la publicité est un type de propagande. On voit la propagande comme une chose totalitaire, très sombre, des porte-voix, des foules qui scandent et ainsi de suite, et on pense à Hitler. On y pense toujours comme quelque chose d’étranger, mais c’est aussi américain que la tarte aux pommes ». « La publicité fonctionne parce que des annonceurs intelligents essaient de lier leurs produits à un message qui suggère que vos besoins seront satisfaits en consommant cette chose ». Du lavage de cerveau, ni plus ni moins, dont nous sommes souvent victimes à notre insu. Nous voulons quelque chose, en pensant à l’objet en tant que tel et au plaisir (souvent éphémère) qu’il va nous procurer, en oubliant tout le processus derrière le produit. L’origine de sa création et les étapes de sa fabrication, ayant un impact tangible sur notre environnement (et par environnement j’inclus les êtres humains, car n’oublions pas que nous faisons partie de la nature…).

Alors oui, quand je vois cette jupe Urban Outfitters qui coûte 59$ alors qu’elle a sans doute coûté 1 ou 2$ à fabriquer, ça me dérange. Encore plus que H&M qui vendra la même jupe à 20$ alors qu’elle aura coûté 1 ou 2$ à la fabrication. Je suis nulle en maths, mais je peux dire sans prendre trop de risques qu’il y a une différence de proportion. Car H&M exploite ses travailleurs, mais pour proposer des prix bas, accessibles à tous, et UO exploite ses travailleurs pour proposer des prix élevés, afin de s’enrichir et de sélectionner une certaine catégorie de clientèle ayant les moyens. Scandaleux.

MAJE soldes jusqu'à 50% | Maje 2016
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Les marques exploitent les travailleurs pour offrir des prix toujours plus bas et compétitifs à leurs consommateurs. Livia Firth, directrice artistique de la marque Eco-Age, a déclaré lors d’une conférence à Copenhague: « Du point de vue du consommateur, est-ce vraiment démocratique d’acheter un t-shirt pour $5 ou payer votre jean $20? (…) Ils nous font croire que nous sommes riches ou aisés car on peut acheter beaucoup. Mais en vérité, ils nous appauvrissent. Et la seule personne qui s’enrichit est le patron des marque de la mode éphémère ». Une illusion dans laquelle nous vivons, et que les entreprises se battent continuellement pour conserver. Des images léchées nous font oublier les dommages causés par la fabrication des produits dont nous n’avons pas besoin et qu’on cherche à nous vendre par tous les moyens.

En outre, cette surconsommation permanente ne nous rend pas plus heureux, bien au contraire. Selon Tim Kasser, professeur de psychologie dans l’Illinois, « ce qu’on sait après 20 ans et des centaines de recherches, c’est que plus les gens se focalisent sur ces valeurs matérialistes, plus ils disent que l’argent et l’image, et le statut et les biens sont importants à leurs yeux, moins ils sont heureux, plus ils sont anxieux, plus ils sont déprimés. Nous savons que tous ces problèmes psychologiques augmentent au fur et à mesure que les valeurs matérialistes augmentent. Cela vient contredire les milliers de messages que l’on reçoit chaque jour de la part des publicités qui suggèrent que le matérialisme, la recherche des biens et la possession nous rendront heureux ». En bref, le système actuel ne profite à personne… Sauf à une petite poignée d’individus, à la tête des entreprises.

Zara founder Amancio Ortega relaxes in St Tropez | Daily ...
Amancio Ortega sur son yacht à St-Tropez

L’économiste Richard Wolff explique qu’il ne s’agit pas de chercher à améliorer les conditions de travail des ouvriers (ce que les entreprises font supposément à travers des chartes), mais de repenser le système en profondeur. En effet, c’est notre système, notre éducation même à la consommation qui est gangrénée. Mais qui blâmer? Personne en particulier! Nous, jeunes du XXIe siècle des pays occidentaux, avons été éduqués à acheter, acheter, acheter sans nous poser de question, et toujours du neuf. Les vertus de l’occasion nous sont rarement inculquées, sauf chez certaines familles isolées. On achète une robe pleine de sequins en plastique pour une seule soirée… (#vécu) On ne la remettra jamais, et comment la recycler, cette robe? Même en la vendant, on ne fait que repousser le problème.

Deux autres choses importantes que le documentaire a appris: premièrement, j’ai toujours pensé que le coton était une matière « noble », saine, propre… Vous savez, les culottes en coton et tout ça. Et à la base, oui, c’est vrai. Sauf que face à l’emballement de la demande, des pesticides ont été développés pour que la fleur de coton se regénère plus vite et plus souvent. Ces produits mortifères sont pulvérisés à foison dans des champs aux Etats-Unis ou en Inde, et non seulement ils polluent les sols, la faune et la flore, mais rendent également les habitants de ces zones malades. Tumeurs au cerveau, malformations, retard de développement mental et physique des bébés, et autres joyeusetés. En outre, la culture du coton nécessite énormément d’eau. Donc, les associations conseillent d’opter pour des matières alternatives. Et hop, une idée reçue détruite.

Deuxièmement, j’avais relativement bonne conscience quand je donnais mes vêtements à des associations caritatives, comme beaucoup de personnes. Pareil pour les friperies. Mais Catherine Charlot, couturière upcycling haïtienne, explique que face à la trop grande offre de vêtements, seuls 10% des vêtements donnés sont réellement vendus dans ces boutiques. Le reste est emballé et envoyé dans des pays du tiers-monde, comme en Haïti par exemple, et finit dans les bidonvilles ou la nature. Deuxième idée reçue détruite. Acheter de façon irréfléchie parce qu’on peut revendre ou donner aux friperies et aux associations est un état d’esprit faussement responsable.

Miles of Textiles: The Gaia Movement USA Looks at How ...
Les « pepe » en Haïti, mot désignant les sacs de vêtements de seconde main qui arrivent des Etats-Unis

Une agricultrice qui cultive du coton bio au Texas souligne également le soin accordé à ce que nous mettons dans notre corps, mais pas sur notre corps. Nous ne mettons pas beaucoup d’attention ni d’émotion dans les vêtements, que nous considérons comme jetables, faits pour satisfaire une envie à un moment précis, qui sera suivie d’une autre envie, puis d’une autre…

Autre problème: le cuir. Le tannage du cuir est extrêmement polluant en raison de l’utilisation du chrome et les eaux contaminées finissent dans les rivières saintes du Bangladesh ou de l’Inde, avant d’infiltrer les sols et de causer des damages durables. Si vous décidez d’acheter une pièce en cuir, il est donc préférable d’opter pour un tannage végétal, pas totalement écologique, mais exempt de métaux lourds.

Il faut savoir que les ouvriers demandent des comptes aux propriétaires des usines lorsqu’un drame comme l’effondrement du Rana Plaza, au Bangladesh en 2013, se produit, mais que ces derniers sont eux aussi tenus par les impératifs de rendement imposés par les marques. Car s’ils ne donnent pas un bon prix aux marques, elles iront ailleurs. Perte de business… Et pas de paye pour les ouvriers. Le cercle vicieux. Ce sont les PDG des marques qui dirigent tout ça, mais ils le font aussi parce que la demande existe! C’est à nous, les consommateurs, de ne plus marcher aveuglément dans les combines des marques pour nous faire acheter si nous voulons améliorer (voire changer) les conditions de vie des travailleurs et freiner (voire annuler) la destruction de notre planète.

Rana Plaza - 4 years after
L’effondrement du Rana Plaza, au Bangladesh en 2013

En conclusion, nous devons repenser totalement notre façon de consommer (la mode en l’occurrence, mais c’est valable en général). Et ce n’est pas simple, car notre économie entière est basée sur le matérialisme, c’est ancré dans nos valeurs. Le capitalisme, la poursuite de l’enrichissement n’a pas de limites, mais la nature, elle, en a.

Nous devons cesser de penser que c’est aux politiques et aux personnes à la tête des entreprises de changer les choses. Nous oublions souvent que c’est nous, les consommateurs, qui avons le pouvoir. Si, du jour au lendemain, toute la planète décidait de boycotter H&M, Zara et les autres, je peux vous dire que ça donnerait une profonde respiration à la planète. Nous devons nous éduquer et éduquer pour réfléchir à l’impact de nos modes de consommation et d’où viennent les vêtements que nous portons.

Alors, comment consommer différemment? Friperies, friperies, friperies, mes amis.

De nombreuses personnes ont les poils qui se hérissent lorsqu’ils entendent ce mot. Associées aux hippies, aux hipsters, à un snobisme… Ce que notre société peut juger. Ce sont mes poils qui se hérissent quand je pense à toutes les choses que nous ne faisons pas, rejetons, parce qu’elles sont associées à des stéréotypes bêtes et sans fondement.

Depuis quelques mois, j’ai été amenée à fréquenter de plus en plus les friperies car je suis la personal shopper d’un ami qui en est amateur, j’en ai découvert une à Saint-Germain-des-Prés (pas vraiment le quartier des fripes, n’est-ce-pas) pour laquelle j’ai eu un véritable coup de cœur, et à New York, c’est une expérience culturelle en soi. Dans les friperies de Brooklyn, on trouve des pièces qu’on ne trouverait pas dans des friperies parisiennes, des pièces issues de l’histoire et du style US, aussi beaucoup plus de pièces de luxe (Nina Ricci, Prada, Michael Kors…) à prix plus qu’abordable ($40 les escarpins Miu Miu). Et j’en arrive à un état d’esprit similaire que lors de mon passage au végétarisme. On m’a plusieurs fois demandé « non mais franchement, ça te manque pas un bon steak? ». Je vais vous donner la réponse que je donnais aux… Ignorants qui me faisaient cette réflexion: non, ça ne me manque pas, car ma conviction est bien supérieure à mon envie de manger de la viande. J’ai cette transition avec la fast fashion: quand j’entre dans une boutique H&M et que je vois les océans de t-shirts, je me dis qu’ils ne seront jamais tous vendus et qu’ils finiront dans la nature, ou brûlés… Et je pense à l’impact environnemental et social qu’ils ont causé. Alors j’ai de plus en plus de mal à acheter neuf dans les magasins traditionnels, car ma conscience me fait me sentir trop coupable, et la culpabilité prend le dessus sur mon envie d’acheter de la fast fashion.

Bref, les friperies sont non seulement intéressantes économiquement (dans 80% des cas; attention aux arnaques comme un t-shirt du chémar vendu 15 euros), mais aussi de véritables cavernes d’Ali Baba, remplies de trésors. Déjà, oublions le cliché du « les vêtements de friperies sont de mauvaise qualité ». C’est vrai, il y en a. Mais on trouve aussi énormément de beaux vêtements. Stylistiquement parlant, c’est… Un bonheur. Alors que je pense de plus en plus à mon style et que j’ai envie de faire de nouveaux essais, les friperies sont le meilleur moyen de tenter des choses avec une culpabilité moindre puisque les vêtements sont de seconde main, peu chers, et on y trouve des pièces au style unique et affûté qu’on ne verrait jamais dans les enseignes grand public.

Je suis à New York, je me serre donc la ceinture, ce qui m’a apporté certains moments de frustration car ici la tentation est littéralement partout. Et toutes ces boutiques que nous n’avons pas à Paris… J’avais décidé de faire ma valise de façon consciente, et d’emporter peu de vêtements. A force, il m’est arrivé d’en avoir marre de porter toujours la même chose. Mais aujourd’hui, je suis finalement contente. Déjà parce que ces vêtements simples mais que j’aime beaucoup sont devenus une sorte de signature, et parce que je veux cesser d’acheter, acheter, acheter, et accumuler des vêtements. Je veux un dressing plus autarcique, ou au moins plus responsable.

J’ai évoqué les friperies, mais n’oubliez pas le vintage aussi, c’est-à-dire les vêtements de vos mères, grands-mères, soeurs… Je porte tous les jours les sandales de ma mère et la ceinture de ma grand-mère. Non seulement elles ont un style rétro absolument irrésistible (je ne compte plus les fois où on m’a complimentée sur ma ceinture cheap qui se casse tout le temps et qui ne doit pas valoir plus de 2 euros, ni sur le pendentif que j’ai trouvé dans les vieux bijoux de ma mère), mais elles sont de véritables économies. Je n’ai pas acheté de sandales ni de ceinture cette année. Multipliez ça à l’échelle de tous les pays occidentaux et consommateurs de fast fashion.

Dernier conseil: acheter neuf, d’accord, mais acheter bien. Mieux vaut mettre 150 euros dans un vrai beau pull qui va durer et que l’on va aimer que 5 fois 30 euros dans des pulls H&M qui vont faire des peluches dès le premier passage en machine et qu’on va jeter au bout d’une saison. Acheter moins, mais mieux, et retrouver l’amour du beau vêtement, du vêtement auquel on est attaché, du vêtement qui traverse le temps avec nous.

Vintage Standards : Vêtements Femme Paris 6ème 75006 ...
Vintage Standards, ma friperie préférée
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